Mode d'emploi d'origine du Grunder U3G

Voici donc le mode d'emploi du Grunder U3G, il faut que vous sachiez que j'ai essayé de faire une traduction aussi rigoureuse que possible du texte original, en allemand.

MOTEUR TYPE J, 8 ch :

 

A. Description et entretien :

1)      Détails techniques du moteur :

Moteur 1 cylindre, 2 Temps de notre propre fabrication (de fabrication Grunder) avec refroidissement par air pulsé. Puissance : 8 ch à 3000 tours /min. Alésage du cylindre : 76 mm, course : 82 mm. Cylindrée : 370 cm3.

2)      Allumage :

a)   Le volant magnétique ne nécessite aucun entretien. Il devra seulement être démonté par un spécialiste. L'avance à l'allumage est fixée sur ce type de moteur à 5-6 mm (du point mort haut)      , ce qui positionne précisément l'aimant dans le volant (par rapport au piston). Lors de l'assemblage du moteur, cette position est fixée définitivement, et est caractérisée par une marque sur le volant magnétique d'une part, et sur le carter avant du moteur d'autre part (n°8010 sur le schéma du moteur J). Lors de l'installation du volant magnétique, il convient de veiller à ce que l'emplacement de la tige de rupteur (n°33 sur le schéma du volant magnétique) soit rempli de graisse spéciale.

b)      Les  rupteurs et surtout l'état des contacts doivent être périodiquement contrôlés. On y accède en déplaçant le petit couvercle sur le côté du carter de ventilation (n°8014 sur le schéma du moteur J). L'écart entre le support du levier de rupture K, le levier de rupture H, et la vis de contact S lorsque les contacts sont écartés, ne doit pas être de plus de 0.4 mm. Cette distance est réglée à l'aide de la clef  Sch (voir schéma ci contre) jointe : dévisser d'abord le contre-écrou M, puis ajuster la vis de contact S. Pour mesurer la distance entre les contacts, se servir de la lamelle Z, qui est attachée à la clé Sch (voir schéma). Nettoyer et huiler les contacts, passer une toile émeri OU  limer très légèrement les contacts ; mais veiller à ce qu'ils se touchent correctement lorsqu'ils sont fermés.


c)   Concernant la bougie, utiliser de préférence une KLG, avec une électrode épaisse, préconisée par l'usine. L'écart  séparant les électrodes doit être de 0.3 à 0.4 mm. Toujours respecter les instructions de l'usine quant à la marque à utiliser.


d)   Le câble d'allumage relie la bougie au stator (qui contient les rupteurs). Cette partie  requiert donc une attention particulière (car il n'y a qu'un fil), elle est souvent à  l'origine de nombreuses pannes.

 

3)   Alimentation :

 a)      Le réservoir de carburant est constitué de deux parties : le réservoir principal et le réservoir auxiliaire. Ce dernier sert de réserve, ou de réservoir d’essence pour le démarrage du moteur, si le réservoir principal est rempli de White Spirit ou d’autre combustible.

 

b)   Le filtre à air est constitué de fibres de coco, qui doivent être imbibées d’huile fine. Une fois toutes les semaines (en cas de travail intensif), démonter et ré imbiber le filtre d’huile. Le filtre doit être nettoyé tout les deux ou trois mois. Pour ce faire, le démonter et le baigner quelques heures (de préférence une nuit) dans de l’essence ou du pétrole. Après cela, le rincer en versant directement dessus de l’essence ou du pétrole. Puis l’imbiber d’huile à nouveau, et remonter le tout. Une fois par an, changer les fibres de coco. Pour cela, démonter le boîtier du filtre à air (et le circlip de retenue des fibres – n°8060 sur le schéma du filtre à air) puis remettre des fibres neuves.

 

c)   Le carburateur, marque OBA, possède un flotteur de régulation. Le volume d’air frais pulsé dans le cylindre est automatiquement dosé à travers le puit à air (n°8015 et 8016 sur le schéma du carburateur.) L’alimentation en carburant du moteur  est régulée par un levier H (relié au papillon calibré – n°23 sur le schéma du carburateur), lui-même contrôlé par le levier de régulation des gaz (au guidon) ; qui agit sur le câble des gaz K serré sur le levier du papillon H.

           

      Le carburateur OBA est équipé d’un starter X qui facilite le démarrage du moteur par temps froid. Pour l’enclencher, soulever et tourner la molette X de 90° (vers la droite ou la  gauche). Lorsque le moteur est en marche, ramener la molette à son emplacement d’origine (tourner la molette de 90°  vers la droite ou la gauche suivant le premier choix et relâcher). La consommation du moteur sera considérablement élevée si le starter n’est pas enlevé lorsque le moteur est chaud.

 

      Le carburateur OBA possède trois gicleurs différents : le gicleur principal 12, le gicleur de ralenti 13 et le gicleur du starter B28 (voir schéma). Ils sont vissés sous le carburateur et peuvent être retirés et nettoyer sans démonter quoi que ce soit d’autre. Pour le gicleur de ralenti, en revanche, ne peut être retirés sans démonter la cuve du carburateur qui contient le flotteur (voir schéma carburateur n°13).                              

 

      Sous la cuve se trouve le robinet L de vidange du carburateur. Le bouton-poussoir à droite du carburateur sert à remplir la cuve pour le démarrage (voir schéma carburateur n° 25).

 

4)  Embrayage :

                                     

                  Voir sa description.

 

 

B.  Instructions d’emploi :



1)      Carburants à utiliser :



On peut utiliser de l’essence, du pétrole ou du Withe Spirit comme carburant. Le réservoir principal contient environ 7 litres, pour approximativement 3 à 4 heures de travail.

Si le moteur tourne au pétrole, le démarrer et l’arrêter à l’essence, afin que le carburateur se remplisse d’essence pour le démarrage suivant.

 


2)      Lubrification :


Diluer dans l’essence 6 à 7 % d’huile spéciale Grunder de préférence, dans les deux réservoirs. Pour cela, diluer au carburant, 2 doses d’huile pour 5 litres de carburant. Pour les nouveaux moteurs (rodage), et par temps très chaud, diluer plutôt 2 doses ½  d’huile. Le mélange carburant-huile doit être réalisé en-dehors du réservoir, dans un récipient propre, et le secouer pour que le mélange devienne homogène.

Si la machine doit rester longtemps sans travailler, agiter le carburant dans le réservoir principal, mais aussi dans la réserve.

 

3)   Démarrer le moteur :

 

a)   Moteur froid :

     

§         Ouvrir le robinet d’essence,

§         Ouvrir la commande de régulation des gaz au guidon de moitié,

§         Presser sur le bouton-poussoir du carburateur jusqu’à ce que l’essence déborde et coule hors du carburateur,

§         Ouvrir le robinet de décompression (n° 8033 sur le schéma Moteur J),

§         Faire tourner 2 à 3 fois la poulie de lancement,

§         Fermer le robinet de décompression et presser encore une fois sur le bouton-poussoir du carburateur,

§         Enrouler la sangle de démarrage autour de la poulie de lancement. Tirer jusqu’à sentir une forte résistance (due à la compression). Enrouler la sangle jusqu’à ce que le petit manchon en bois de la sangle se retrouve juste en-dessous du carburateur,

§         Réguler le nombre de tour/minutes du moteur selon le besoin,

§         Remettre le starter à sa position initiale lorsque le moteur est chaud.

 

b)   Moteur chaud :

 

§         Ouvrir le robinet d’essence, et fermer le robinet de décompression,

§         Ouvrir totalement la commande de régulation des gaz au guidon, et ne pas toucher au carburateur,

§         Mettre le moteur en marche.

 

 

Si le moteur ne se met pas en marche à chaud après ces 3 manipulations, alors quelque chose est en panne ou le moteur est « noyé ». Si tel en est le cas, procéder comme suis :

 

§         Fermer le robinet d’essence,

§         Ouvrir le robinet de décompression,

§         Dévisser la vis de vidange au bas du carburateur (n°11 sur le schéma du carburateur),

§         Ouvrir totalement la commande de régulation des gaz au guidon, ne pas toucher au carburateur,

§         Tourner 10 à 15 fois lentement (vers la gauche ou la droite) la poulie de lancement,

§         Fermer le robinet de décompression,

§         Enrouler la sangle comme dit plus haut, et la tirer jusqu’à sentir une forte résistance,

§         Serrer la vis de vidange du carburateur,

§         Ré ouvrir le robinet d’essence.

 

 

4)   Arrêt du moteur :

 

§        Fermer la commande de régulation des gaz ainsi que le robinet d’essence, puis ouvrir le robinet de décompression. En cas de longue cessation d’activité (hiver) :

§        Fermer la commande de régulation des gaz au guidon ainsi que le robinet d’essence, et laisser le moteur en marche jusqu’à son arrêt : aucun dépôt de carburant ou d’huile ne reste dans le carburateur.

 

5)      Précautions particulières pour démarrer ou arrêter le moteur qui marche au Withe Spirit ou au pétrole et non au mélange :



Si le moteur doit marcher au Withe Spirit ou au pétrole, il doit d’abord démarrer à l’essence, que l’on met alors dans la réserve. Avant la mise en marche du moteur, on doit donc d’abord ouvrir le robinet de la réserve, puis celui du réservoir principal lorsque le moteur est chaud.

 

Avant l’arrêt du moteur, ré inverser d’abord les robinets de carburant, pour que le carburateur se remplisse à nouveau d’essence pour le prochain démarrage du moteur.

Le moteur est équipé de 2 robinets : un pour le réservoir principal et un autre pour la réserve.

Faire très attention lors de l’inversion des robinets (et donc lors l’échange des carburants), que, si le premier robinet est ouvert, l’autre doit être fermé. Si le moteur est équipé d’un robinet à 3 entrées, cette manipulation sera plus simple, car 2 entrées se ferment simultanément lorsque la 3ème est ouverte, et vice-versa.

 

 

C.  Pannes : leurs causes et leurs solutions :

 

Si le moteur, malgré la stricte exécution des instructions précédentes, ne démarre pas, s’il s’arrête soudainement ou qu’il marche irrégulièrement, vérifier dans l’ordre suivant :

                                           

1)      S’il y a du carburant dans le réservoir,

 

 

2)      Si le tuyau d’alimentation en carburant n’est pas bouché :

 

Oter le tuyau d’arrivée d’essence et souffler dedans. Si cela ne suffit pas, dévisser le robinet du réservoir, le nettoyer et le vérifier : si il n’y a pas de dépôt dedans, ou si le joint en liège à l’intérieur n’est pas cassé.

En dernier recours, changer le robinet.

Si le joint est en bon état, vérifier alors si le petit trou dans le raccord et dans le robinet n’est pas bouché.

 

3)   Si le carburateur est en bon état :

 

a)   Si le papillon de régulation des gaz (n°23 sur le schéma du carburateur) fonctionne  correctement :

      S’il ne se ferme pas, c’est que le câble des gaz n’est pas correctement en place, que, éventuellement, le petit ressort est cassé (celui qui est placé sur l’axe du papillon (n°19 sur le schéma carburateur) ; le ressort s’enlève avec le levier de papillon (n°21 sur le schéma carburateur)),

 

b)   Si le flotteur joue son rôle et ne reste pas collé au fond de la cuve (du carburateur, n°8 sur le schéma) Oter la cuve,

 

c)   Si la cuve n’est pas sale, et si le gicleur principal n’est pas bouché (nettoyer les deux)

 

Si le moteur fait du bruit au ralenti, alors c’est le câble des gaz qui empêche la fermeture du papillon (le retendre), ou c’est le gicleur de ralenti qui est bouché (le nettoyer).

 

4)   Si l’allumage est correct :

     

a)      Si le câble d’allumage est bien en contact avec la bougie et la borne d’allumage,

b)      Si le câble d’allumage n’est pas défectueux à un endroit et fait un court-circuit. (S’il est coupé, l’enrouler de bande isolante et le changer par la suite.)

c)      Si la bougie est en bon état, c’est-à-dire que son isolation est correcte,

d)      Si la bougie n’est pas grasse (enrobée d’huile) ou poussiéreuse,

e)      Si l’espace entre les électrodes est correct (0.3-0.4 mm),

f)        Si l’espace d’écartement entre les contacts du rupteur est correct (0.4 mm en position ouverte).

 

La vérification de la bougie s’effectue en posant son électrode de masse (celle qui fait un L au bas de la bougie) contre la masse métallique du moteur, et en branchant le câble d’allumage à la bougie. Puis tourner la poulie de lancement et regarder si une étincelle se produit (si ce n’est pas le cas, changer la  bougie).

 

5)   Si le pot d’échappement, les sorties d’échappement et le filtre à air ne sont pas bouchés  (après une première période d’utilisation).

 

 

D.  Révision du moteur :


Démonter les raccords réservoirs-carburateur. Oter le carburateur et le pot d’échappement. Oter le capot du moteur (réservoirs) avec l’ensemble filtre à air-puits d’air. Dévisser en quinconce les vis de la culasse et enlever la culasse. Dévisser les vis de fixation du cylindre.

Avant de séparer totalement le cylindre et le piston, enrouler un chiffon autour du piston et de la bielle, pour éviter de les salir. Gratter la tête de piston et la culasse avec un grattoir. Déboucher le canal de décompression (voir schéma du Moteur J), et nettoyer les canaux d’admission et d’échappement du cylindre. Retirer délicatement les segments et les nettoyer au pétrole, ainsi que leurs logements.

Si un manque de puissance est constaté, changer les segments car ils sont usés.

Quand toutes les parties du moteur ont été nettoyées au pétrole, le moteur peut être remonté. Lors  du remontage, enduire impérativement d’huile le piston et les segments.

Avant de serrer les vis de la culasse, penser à remettre les rondelles. La culasse doit être très fortement serrée. Si une cassure au niveau des joints est constatée, les changer impérativement.

Après la première utilisation, toutes les vis de la culasse doivent être resserrées, et ceci pendant que le moteur est encore chaud.

Le moteur doit être nettoyé que si c’est absolument nécessaire. Tout démontage inutile est à éviter absolument.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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